Achats et Private equity

Publié le par Jerome Dorbes

Apres Feu vert (CDC capital Investissement), Vivarte (PAI Partners), les fonds de private equity sont arrivés chez Carrefour (Colony capital) , mais sont depuis longtemps outre manche chez Boots, et meme en Europe continentale aux Pays-bas avec Maxeda... apres avoir mis la main sur des empires outre atlantique comme Toys R us. Ces fonds, véritable manne financiere avec des milliards de Dollars a investir remplacent nos banques frileuses et timorées et jouent un role croissant dans le management des entreprises. Les noms sont tous inconnus du grand public et pourtant nos jeunes diplomes MBA se battent pour rentrer chez eux: KKR, Blackstone capital, CVC capital partner, Colony capital... La fonction achat peut tirer un enorme profit de l'essor de ces fonds car ils révolutionnent la vie sans croissance d'entreprises dormantes, notoierement sous-évaluées.

En effet, loin d'etre de simples actionnaires minoritaires passifs, ces fonds prennent les rennes des entreprises pour les transformer et creer de la valeur, afin de revendre leur part avec une plus value. Les achats etant souvent un des gisements de productivité sous exploités, nous avons, nous, acheteurs, responsables achats, directeurs achats, une carte a jouer pour faire avancer cette fonction et la transformer en atout pour l'entreprise et ses actionnaires. Cette nouvelle donne du capitalisme occidental va amener les entreprises a recentrer leur outil industriel sur leur core business et a avoir recours de plus en plus frequemment a la sous traitance, l'ere du "tout maison" est bel et bien finie! Encore une carte a jouer pour les professionnels de la sous-traitance.

Mais attention, ces fonds vont tellement devenir présents dans le capitalisme occidental qu'ils pourraient aussi limiter la fonction achat dans la mesure ou leurs multiples participations dans des sociétes clients et fournisseurs pourraient restreindre la libre concurrence. Quid demain de l'indépendance des référencements quand deux grands groupes comme Danone et Carrefour vont partager le meme actionnaire principal? Est ce que le référencement ne risque pas de se jouer dans les salons tres feutrés de ces groupes de capital investissement ? D'autant plus que la strategie principale de ces fonds n'est pas de rester en bourse, bien au contraire, ce qui limite les obligations de transparence...

Affaire a suivre.

 

 

 

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