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  • : Les achats MDD, sous marques propres, côté distributeur et industriel
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  • : Sous-traitance MDD marques propres Private label Économie
  • : Ce blog traite des achats professionnels de FMCG, en sous-traitance industrielle, sous marques propres. Acteur et spectateur de la fonction achat, je suis en poste à Amsterdam, dans l'agro-alimentaire, spécialisé dans les achats de sous-traitance.
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Achats sous marques propres et en sous traitance industrielle

Bienvenue sur ce blog à usage des professionnels de l'achat et à ceux qui sont sensibilisés sur ce sujet.

Les achats sous marques propres, ou achats en sous-traitance industrielle sont très spécifiques et en fort développement. Ces achats correspondent a un portefeuille de produits finis, élaborés avec le fournisseur, produits dans ses usines mais conditionnés sous la marque du client.

Initiés par les distributeurs alimentaires à la recherche de relais de croissance, les marques propres sont devenues des sources de profits considérables, qui rivalisent avec les grandes marques.

Parallèllement, ces dernières devant faire face à des contraintes financières, ont entamé, sous la pression de leurs actionnaires, un recentrage de leur activité industrielle avec un recours accrue à la sous-traitance industrielle, non pas seulement pour remplacer une activité de production externalisée mais aussi et surtout pour innover rapidement  et à moindre coût.

Ainsi, les achats sous marques propres, au départ simples achats volume/prix se sont transformés en achats de projets à forte valeur ajoutée et sont aujourd'hui au coeur de la stratégie de croissance et de rentabilité des distributeurs et des industriels. 

Et c'est bien là que ce situe le challenge de la fonction achat de ces marques propres: Ces achats nécessitent des profils d'acheteurs particuliers, des profils de fournisseurs particuliers qui ont tous deux une profonde connaissance de leur marchés et business models.

Cordialement,

Jérôme Dorbes

Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 12:53

Resumé : L’outsourcing de l’ensemble de la capacité de production du leader pharmaceutique AstraZeneca repose la question de l’entreprise sans usines, présentée comme un business model vertueux dans le textile et l’électronique La nouveauté, ici n’étant pas vraiment la décision d’outsourcer mais d’outsourcer la totalité de ses productions. L’enjeu de cette décision est de transformer une problématique de Coûts vers une problématique de Risques.


AstraZeneca  –leader mondial des produits pharmaceutiques- a annoncé son intention d’outsourcer complètement son outil de production d’ici 10 ans. AztraZeneca, faisant le constat de son inefficience en production, doit devenir une société uniquement basée sur la recherche et développement, et le marketing, laissant à d’autres le soin de fabriquer ses propres marques.

Nous sommes habitués à de tels discours sur l’entreprise sans usine depuis de nombreuses années. Certains secteurs comme l’industrie textile ou l’électronique ont franchi le cap voila bien longtemps, pour privilégier des coûts plus faibles et une plus grande souplesse. Voila maintenant que l’industrie pharmaceutique soumise de plus en plus a la loi du marche et à la pression sur les prix qui va avec, s’inscrit dans ce même modèle.

En tant qu’auteur de ce blog, je pourrais voir dans cet exemple la preuve exemplaire que l’outsourcing est LE modèle d’avenir mais il n’en est rien. En effet, je suis perplexe devant les choix de ce groupe. Pourquoi ? Parce que l’outsourcing n’est pas la panacée. C’est une solution à un problème précis, pas une solution globale. Ce qui surprend dans cette annonce est son caractère général. La décision de « Tout out-sourcer » transforme une problématique coûts en une problématique Risques. En effet, transférer la production a l’externe crée un certains nombre d’incertitudes et donc de risques supplémentaires a mesurer et gérer: Incertitude qualité, Incertitude de capacité, Incertitude de fonctionnement, Incertitude Prix. Ce transfert n’a de sens bien sur que si la production transférée coûte au global moins cher car elle est plus efficiente et/ou demande moins de ressources. Dans tous les cas, il s’agit d’installer une nouvelle relation pour gerer au mieux les contraintes de volumes

Dans l’industrie pharmaceutique, il y a fort a parier que les fournisseurs capables de produire dans les conditions requises avec les agréments requis, dans des volumes et délais requis, sont rares. Dans ces conditions, le partenariat avec ces rares fournisseurs est la clef du succès mais cela nécessite un engagement sur le long terme et l’acceptation d’une dépendance accrue, avec une moindre confidentialité. L’analyse des 20/80 du portefeuille produit pourrait aider à mesurer le risque que l’entreprise prend en se liant ainsi à ses fournisseurs partenaires.

 

Par Jerome Dorbes - Publié dans : Reflexions / Actualites
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