Présentation

  • : Les achats MDD, sous marques propres, côté distributeur et industriel
  • purchasing
  • : Sous-traitance MDD marques propres Private label Économie
  • : Ce blog traite des achats professionnels de FMCG, en sous-traitance industrielle, sous marques propres. Acteur et spectateur de la fonction achat, je suis en poste à Amsterdam, dans l'agro-alimentaire, spécialisé dans les achats de sous-traitance.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Derniers Commentaires

Publicité

Achats sous marques propres et en sous traitance industrielle

Bienvenue sur ce blog à usage des professionnels de l'achat et à ceux qui sont sensibilisés sur ce sujet.

Les achats sous marques propres, ou achats en sous-traitance industrielle sont très spécifiques et en fort développement. Ces achats correspondent a un portefeuille de produits finis, élaborés avec le fournisseur, produits dans ses usines mais conditionnés sous la marque du client.

Initiés par les distributeurs alimentaires à la recherche de relais de croissance, les marques propres sont devenues des sources de profits considérables, qui rivalisent avec les grandes marques.

Parallèllement, ces dernières devant faire face à des contraintes financières, ont entamé, sous la pression de leurs actionnaires, un recentrage de leur activité industrielle avec un recours accrue à la sous-traitance industrielle, non pas seulement pour remplacer une activité de production externalisée mais aussi et surtout pour innover rapidement  et à moindre coût.

Ainsi, les achats sous marques propres, au départ simples achats volume/prix se sont transformés en achats de projets à forte valeur ajoutée et sont aujourd'hui au coeur de la stratégie de croissance et de rentabilité des distributeurs et des industriels. 

Et c'est bien là que ce situe le challenge de la fonction achat de ces marques propres: Ces achats nécessitent des profils d'acheteurs particuliers, des profils de fournisseurs particuliers qui ont tous deux une profonde connaissance de leur marchés et business models.

Cordialement,

Jérôme Dorbes

Mardi 14 août 2007
 
Mattel est contraint de rappeler plus de 18 millions de jouets dans le monde fabriqué par un sous traitant, du a un problème qualité majeur. Une situation de crise, avec en plus le suicide du partenaire producteur chinois.
 
Ce cas reflète l’arbitrage dans les lieux de production qui s’est opéré depuis de nombreuses années en faveur des LCC, Low Cost Countries, essentiellement pour des raisons économiques. Bien que cet arbitrage ne soit pas remis en cause par ce cas, il montre clairement comment l’outsourcing d’activités clefs revele de nombreux risques mal mesurés, et d’autant plus que cette production se déroule en LCC.
 
Rien ne sert de critiquer ou de généraliser à tous les LCC le cas Mattel, mais il est évident qu’un contrôle qualité chez un sous-traitant est plus compliqué à mettre en œuvre et a suivre. La responsabilisation des opérateurs est plus difficile et la communication d’une culture qualité est plus difficile à mettre en œuvre. Le risque qualité est donc mal appréhendé. Il est urgent quand on envisage d’externaliser une activité de mettre en place une analyse complète des risques et un plan d’actions pour les atténuer.
 
La première démarche est d’identifier les risques : Les risques peuvent être de différentes nature et de différents types: Risque qualité au niveau de la production comme dans le cas Mattel mais aussi Risque de perte de suivi et de contrôle / Risque de dépendance vis-à-vis du fournisseur (risque de faillite ou de moindre pouvoir de négociation) / Risque de pertes de Know- how / Risque de perte de confidentialité / Risque financier vis a vis du fournisseur (Augmentation financière, position dominante..) / Dilution des responsabilités / Difficulté de relations et de coordination
 
Une fois identifiés, les risques doivent être adresses et mesurés : Probabilité, impact, gravité.
 
Ensuite, ces risques doivent être classes et hiérarchisés selon leur impact: Stratégiques, projets, produit…
 
Ces risques peuvent être adressés ensuite de différente façon: Clarification des responsabilités contractuelles (qui gère, qui décide, qui assume la décision ?), mise en place de procédures de contrôle, de tableau de bords, de procédure de management des crises... Dans tous les cas, les risques doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux et l’acheteur de sous-traitance va être au cœur de ce processus car la relation avec le fournisseur va s'articuler autour de ces responsabilités reciproques. En cas de probleme, comme on le voit avec Mattel aujourd'hui ce partage des responsabilités devient vite un embroglio car les produits realisés en sous-traitance sont realisés et approuvés par les 2 partenaires. Ainsi, bein que la responsabilité en cas de déficience d'un produit fini est a priori claire, obligeant le fourniseur a  respecter un cahier des charges, l'interactivite entre les 2 entreprises est tellement etroite que souvent le partage des responsabilités n'est pas aussi simple.
 
Un tel management des risques, et notamment un contrat statuant clairement les responsabilités, les assurances en jeu, les rsiques couverts, les montants en jeu, peut clarifier les regles du jeu et limiter l'occurrence de ces risques et surtout en limiter l’impact par des réponses appropriées. Mattel aujourd’hui traverse une situation difficile qui peut concerner beaucoup d’autres entreprises et lourdement impacter leur business. Cet épisode met en lumière une gestion des risques déficiente. Heureusement leur gestion de la crise est en revanche exemplaire par leur réactivité et la communication autour.
Par Jerome Dorbes - Publié dans : Reflexions / Actualites
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus